Inspirations

Si on me demande ce qui m'a poussé à m'intéresser à la photographie je dirais dans un premier temps que mon entourage y a joué un grand rôle. Je suis né dans une famille où photographier était coutume, mon père immortalisai chacun de nos voyages, que ce soit au Vietnam ou au fond de notre jardin. C'est héréditaire chez nous, mon oncle avant lui avait déjà transmis sa passion à mon cousin, pour vous dire.

Autoportrait de mon père

Photo prise au Vietnam par mon père

Alors voilà, je suis peut être pas tombé dans une marmite de révélateur en étant petit mais j'ai toujours baigné dans le milieu et j'en suis énormément reconnaissant aujourd'hui. En grandissant j'ai pris, ou en tout cas complimenté, le rôle de mon père en prenant des clichés à la moindre occasion et, aujourd'hui, je pense avoir réussi à éduquer mon palais et apprécier la photo à ma propre manière.

Dans un second temps, si on venait à pousser la discussion plus loin je dirais que la mode a été ma deuxième révélation. Dès la fin du collège je mémorisai les différents défilés de Jean Paul Gaultier, Martin Margiela, Rei Kawakubo et j'enregistrai sur mon téléphone tous les plus beaux shootings de ces maisons sans but précis, comme une collection, une collection de références, d'exemples à suivre.

Je suis maintenant en fin de Licence et l'envie n'est toujours pas passée, après 3 ans d'économie internationale j'en suis le premier surpris. Non pas que je n'ai pas aimé mon parcours, au contraire, j'ai acquis des outils qui me serviront pour concrétiser mes plans créatifs, et j'ai pu à côté, exercer ma passion, cette envie débordante de créer tous les jours, de faire de mon appétence une routine pour échapper à la plénitude

Je ne crois pas qu'il y ait différentes formes d'art, même si le support se voit changé, l'intention de créer pour assouvir une pulsion dont importe peu la raison, elle, demeure. C'est pourquoi je me suis aussi beaucoup intéressé au cinéma ces derniers temps, drames, film psychologiques, comédies, fictions, tout m'intrigue, une sorte d'avarice culturelle, la continuité de la collection entamée au collège en fin de compte.